LA SIERRA NEVADA
 
 

La Sierra Nevada (montagne enneigée en espagnol) est le nom d'un massif montagneux situé en Andalousie, au sud de l'Espagne, qui s'étend sur la zone centre et sud-est de la province de Grenade et une partie du sud-ouest de la province de d'Almeria.

En 1996, elle a été déclarée Réserve de la Biosphère par l'UNESCO et en 1999 une grande partie de son territoire a été classé Parc national en raison de ses valeurs botanique et pays agistique. Elle est le massif le plus haut de toute l'Europe occidentale après les Alpes et le plus élevé de la péninsule Ibérique, au pic Mulhacén à 3478 m.
La Sierra Nevada s'est formée durant l'ère tertiaire. En raison de son isolement et de son altitude, le massif est devenu le refuge d'innombrables plantes et endémiques inadaptées à la latitude méditerranéenne à laquelle il se situe. Il comprend, selon le ministère de l'environnement espagnol, 66 espèces végétales vasculaires endémiques ainsi que 80 espèces animales propres. On trouve dans les limites du parc national la station de ski la plus méridionale d'Europe et la plus haute d'Espagne.
À 200 km à vol d'oiseau des rives de l'Afrique, émergeant d'une plaine torride, le point culminant de l'Espagne mérite bien son nom. Sur ses sommets, la neige commence à tomber en novembre et ne fond qu'en juin. On accède assez facilement au cœur du massif par la " route de montagne la plus haute d'Europe ". Au départ de Grenade, à 640 m, elle serpente jusqu'à 3 150 m d'altitude.
Il est difficile de parler de pics ou d'aiguilles. Le principal massif des cordillères bétiques est formé d'une succession de dômes et de dos d'âne. Il n'empêche que du haut des 3 478 m du Mulhacén ou de ses voisins, tel le Veleta (3 392 m) on arrive, à l'aube des jours clairs, à apercevoir la côte africaine sur une ligne qui va du détroit de Gibraltar à Oran, soit environ 250 km.

 
GRENADE
 
 
Grenade

La ville attire chaque année des milliers de touristes de tous les continents. Elle occupe dans l'imaginaire de tous, y compris de ceux qui ne l'ont pas visitée, une place unique. À la croisée des cultures, lieu de cohabitation parfois sanglante de plusieurs civilisations, héritière de multiples traditions, Grenade est un mélange unique en son genre


Époque wisigothe

La cité antique est peuplée par des Ibères (venus de l'Asie Mineure au nord de la Turquie), des Phéniciens (anciens Syriens, Palestiniens et Libanais), des Grecs, des Carthaginois (anciens Tunisiens), des Romains (anciens Italiens), des Ostrogoths, des Wisigoths et des Arabes de 711 jusqu'en 1492 ; elle se nomme Elvira au moment de l'arrivée des Maures, qui la nomment Garnat Al-Yahud (??????, la grenade des Juifs). La légende locale raconte que, las des exactions et persécutions continuelles des rois wisigoths à leur encontre depuis Receswinthe, la population juive facilita le passage des nouveaux conquérants en leur livrant les clés d'Elvira.

Époque musulmane


La Grenade contemporaine est le fruit de deux civilisations, dont le passage eut lieu pendant l'année 1492.
La civilisation islamique tout d'abord, qui depuis le premier roi ziride de Grenade, Zawi ibn Ziri jusqu'au dernier sultan nasride Boabdil, a régné non sans difficultés sur la ville et ses alentours : ce fut le Royaume de Grenade. En 1066, le Nagid de la communauté juive, successeur de Samuel Ha Nagid fut assassiné ainsi que entre 1000 et 4000 juifs de la cité; En 1090, la communauté juive de la ville fut dispersée.
Grenade a été la première ville d'Espagne à ouvrir une mosquée lorsque fut rétablie la liberté de culte, en 1978. Aujourd'hui en 2008, la cité en compte cinq. La dernière en date fut construite sur l'Albaicin.

Époque chrétienne

Pivot : 1492, l'année cruciale, est capitale dans l'histoire espagnole, voire l'histoire du Monde. On l'associe le plus souvent à la découverte des Amériques par Christophe Colomb, mais elle marque aussi la fin de sept cent ans de présence maure dans la péninsule ibérique, Grenade étant le dernier bastion à se rendre. La " Reconquista " (reconquête) s'achève donc par la remise des clés de la ville par Boabdil à Ferdinand II d'Aragon et Isabelle 1re de Castille, les Rois catholiques. La mère de Boabdil déclara alors à son fils : " Pleure comme une femme ce que tu n'as pas su protéger comme un homme ".
La civilisation occidentale, dans son expression radicale catholique émanant de la Reconquête, s'empare ainsi de la ville qui, malgré de grands monuments catholiques (cathédrale, hôpital royal, monastères…), et la persistance de nombreuses processions de pénitents liée à la période troublée des conversions, a toujours gardé comme une nostalgie de la splendeur passée sous le règne musulman.

Monuments

L'Alhambra est une citadelle composé de quatre parties bien distinctes : l'Alcazaba (Al Casbah, la maison), édifice purement militaire à l'origine du palais ; les palais nasrides, construits sous la dynastie des Nazari, sous laquelle Grenade a été la plus florissante ; le Generalife et ses jardins et enfin le Palais de Charles Quint.
Palais de Dar al-Horra, construit au XVe siècle par les Nasrides.
Corral del Carbón, ancien caravansérail du XIVe siècle reconverti en auberge des charbonniers ultérieurement(d'où son nom)
La cathédrale, dont la construction, initiée sous Charles Quint en style gothique en 1518, fut achevée par la suite en style Renaissance (1703).

Le monastère San Jeronimo, dont la construction a débuté en 1528 par le même architecte que la cathédrale. C'était la femme de l'un des plus fameux capitaines de la reine Ysabel. Elle demanda en échange que l'église devienne un mausolée pour son mari et elle

La Chapelle Royale commandée par Charles Quint pour y faire reposer ses ancêtres (la reine Ysabel et le roi Fernando). Elle s'appuie sur le flan Sud-Est de la cathédrale.

 
L'ALHAMBRA
 
 
L'Alhambra de Grenade est un des monuments majeurs de l'architecture islamique et l'acropole médiévale le plus majestueuse du monde méditerranéen. C'est avec la Grande mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle. Leurs caractères sont d'ailleurs opposés : à la sobriété grandiose du monument religieux représentatif de la première architecture islamique, s'oppose l'exubérance de la dernière manière hispano-mauresque : celle-ci s'exprime en effet dans les palais des derniers souverains nasrides, alors en pleine décadence, et qui disparaîtront bientôt lors derniers assauts de la Reconquista.

C'est un ensemble fortifié de bâtiments situés sur la colline de la Sabika, qui domine la plaine et la ville de Grenade, et qui fait face au quartier populaire et pittoresque de l'Albaicin. On y aperçoit au loin les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Parmi ces bâtiments se trouvent,le palais mauresque qui fait la gloire de l'Alhambra ainsi que le palais renaissant de Charles Quint et une église édifiée à la place d'une mosquée.
Le nom vient de l'arabe, Qalat al Hamra c'est-à-dire " le château rouge ". Si la colline de la Sabika est aménagée dès 1237 sous la direction de l'almohade Al-Ahmar, l'origine de l'Alhambra remonte à 1238 avec l'entrée à Grenade du premier souverain nasride, Mohammed ben Nazar. Son fils Mohammed II le fortifia. Le style nasride atteint son apogée au XIVe siècle sous les rois Youssouf 1er et Mohammed V al-Ghanî, qui font édifier les parties les plus prestigieuses entre 1333 et 1354. Chaque souverain reprenait le palais de son prédécesseur et en édifiait de nouvelles parties, le modifiant à sa guise : on parle donc de palais Nasrides, au pluriel, pour cet ensemble.
Alors que presque partout dans le monde musulman les palais anciens ont disparu ou ne sont plus que des ruines, l'Alhambra possède encore deux groupes de palais du XIVe siècle. Les demeures bâties par les premiers souverains de la dynastie ont disparu et, au XVe siècle, les rois de Grenade n'ont pas eu - fort heureusement - les ressources nécessaires pour remplacer les palais que l'on admire aujourd'hui et pour encore longtemps.

Après le règne des Nasrides, malgré le désir des Rois Catholiques d'effacer les traces de l'Islam des territoires entièrement reconquis par les chrétiens après la chute de Grenade en 1492, le palais mauresque était tellement superbe qu'il fut épargné et servit de résidence royale lorsque la cour passait à Grenade. Les souverains y proclament le Décret d'Alhambra.
L'ensemble tomba ensuite en désuétude, ne faisant l'objet de restaurations qu'à l'occasion de séjours royaux.
L'Alhambra étant dès lors un des grands évènements historiques, les pillards y firent leur apparition.
Une action d'éclat sauva l'Alcazaba de la destruction pendant la guerre civile espagnole.
Les jardins sont à présent entretenus grâce au Patronat de La Alhambra, qui gère l'ensemble du monument et permet la visite à 7000 personnes par jour.
La gazelle est le symbole de l'Alhambra, elle est assimilable à un emblème héraldique depuis l'exploitation touristique du site. Cette image correspond à la version stylisée d'un vase décoratif retrouvée parmi les objets de l'Alhambra ; l'originale se trouve dans le musée du palais de Charles Quint.

 
LAS ALPUJARRAS
 
 
C'est une région de basse montagne, comprise entre la Sierra Nevada et la mer. Le nom d'Alpujarra évoque toujours un endroit isolé, caché, ce qui était vrai encore récemment. Un très mauvais réseau de communications a longtemps rendu les villages des Alpujarras inaccessibles. Pourtant depuis l'époque où un grand nombre de Maures s'y sont réfugiés pour résister aux chrétiens (XVI siècle), rien n'a changé ou presque.
On y trouve une architecture d'origine berbère unique en Espagne. Au début du siècle dernier, quelques " excentriques " - écrivains tels que Virginia Woolf, artistes, voyageurs (principalement anglais) - s'y sont aventurés et ont contribué au développement touristique de la région par leurs récits (" Au sud de Grenade " de Gérald Brenan).
Plus récemment (début de ce millénaire), Chris Stewart (batteur du groupe Genesis) habitant une ferme a contribué à son insu à développer le tourisme anglo-saxon dans la région grâce à ses best sellers (" Driving over Lemons : An Optimist in Spain " et " Parrot in the Pepper Tree Poster) mettant en scène avec humour la vie d'un étranger dans les Alpajurras.
Haut lieu hippie comme Cabo de Gata (province d'Alméria), les Alpujarras et son environnement zen possèdent des sites néo-hippies (communauté Beneficio), un temple bouddhiste, une grande communauté musulmane, des camps de travellers…
La région traversée par le GR7, qui va des plages de Tarifa (province de Cadix) jusqu'à Athènes (Grèce), appelle fortement à la randonnée.
Rendez-vous au milieu des orangers, citronniers, figuiers, châtaigniers et oliviers.
 
LA VALLEE DE LECRIN
 
 
La vallée de Lecrin est une fosse tectonique située sur le versant Sud-ouestl de la Sierra Nevada, une série de facteurs spécifiques crée un microclimat qui a rendu possible la culture des agrumes à laquelle elle doit l'originalité de son paysage, et qui constituent sa principale source de richesse, C'est une région éminemment agricole, dont la petite propriété et le retard technique ont été cause du surpeuplement et l'émigration, et en conséquence, le vieillissement de la population et l'anémie démographique, qui peuvent conduire à un dépeuplement total dans un délai plus ou moins long,

C'est une vallée fertile entourée de montages où l'agriculture est encore l'activité principale, essentiellement pratiquée en terrasses datant des Maures et inaccessibles aux tracteurs. Mules et ânes sont donc encore très utiles et les maisons de village possèdent des grandes pièces qui leurs servent d'écurie (et de chauffage).
Les saisons se succèdent de façon distincte et les magasins et restaurants reflètent ces changements à travers la variété des produits offerts. Les paysages changent également de couleur et de parfums selon les saisons. En Janvier, les premiers nuages des fleurs d'amandier apparaissent, suivis par les fleurs d'oranger et leur parfum enivrant. Plus tard, les oranges et les citrons décorent la vallée telles des boules de Noel alors que le violet et rouge des fleurs printanières et des coquelicots parsèment les versants de la vallée

 
LA COSTA TROPICAL
 
 
Commençons le voyage par l'extrême oriental de la côte de Grenade dénommée Costa Tropical. De ce point à la ville de Málaga, le parcours offre les paysages variés d'une côte toujours irrégulière.

Dans la première partie du littoral, au pied de la Sierra de La Contraviesa, qui rejoint la province de Grenade, la route se poursuit parallèlement aux rives, longeant les plages et franchissant les chaînons montagneux qui rendent le chemin parfois très accidenté. La Rábita est un bon point de départ : un ancien village de pêcheurs bien protégé par sa petite forteresse et entouré de terres cultivées. Un peu plus loin, après une partie de côte rocheuse, le voyageur atteint La Mamola, autre village de pêcheurs doté d'une plage étendue.

A Castel de Ferro (à 21 km de La Rábita), au pied d'une colline : une tour de guet rappelle ici, comme à beaucoup d'autres endroits de la côte, les périls de la piraterie.

C'est ici que nous entrons dans le secteur plus touristique de la Costa del Sol de la province de Grenade. Les plages de Poniente, du Puerto et des Azucenas forment le littoral de Motril et attirent d'importants flux touristiques.

Salobreña se trouve à seulement sept kilomètres. Situé sur les flancs d'une colline surmontée d'un château arabe, le village, aux rues très inclinées et blanches, mérite le détour. La vieille forteresse nous offre un panorama sur les plaines cultivées du Guadalfeo, recouvertes de cultures de canne, qui s'étendent jusqu'à la Sierra Nevada. Le village d'Almuñécar, également dominé par une forteresse musulmane (à 17 kilomètres) est également d'un grand intérêt.

 
LE JAMBON DE TREVELEZ
 
 
Ce jambon se distingue par sa salaison particulière, effectuée dans des conditions climatiques singulières, étant donné que Trevélez est un des villages les plus élevés d'Espagne.

Les jambons de Trevélez sont garantis par le Ministère de l'alimentation, de la pêche et de l'agriculture à travers une appellation spécifique de qualité, et sont contrôlés par son Conseil régulateur. Ainsi, les jambons répondant à l'appellation Trevélez sont exclusivement issus de porcs appartenant aux races Landrace, Duroc-Jersey et Large-white, ou leurs croisements, et leur maturation ne peut être réalisée que dans huit municipalités de la région de l'Alpujarra haute, dans des séchoirs situés à plus de 1 200 mètres d'altitude. Le séchage, sans conservateur ni additif, se prolonge pendant 14 à 24 mois. Le résultat de ce procédé est un jambon délicat et très agréable au goût, peu salé, à la graisse onctueuse.